Colopathie fonctionnelle

Journal d’un colopathe

Le sujet que je vais aborder ici me tient particulièrement à cœur. Il est destiné à aider les personnes atteintes de colopathie fonctionnelle ou à leur entourage proche qui les accompagne et souhaite apporter des solutions à leurs douleurs.

La colopathie fonctionnelle a fait partie de ma vie durant quinze longues années.

Ce dérèglement intestinal anéantit totalement votre vie ou les projets que vous vous êtes donné. Les personnes atteintes de ce syndrome me comprendront sans aucun problème.

Il y a longtemps que j'ai cessé de comptabiliser les situations périlleuses et honteuses dans lesquelles je me suis retrouvé à cause de ce fléau. Le quotidien d’un colopathe est un combat permanent pour sauvegarder un semblant de normalité et de dignité au regard des autres. L’invisibilité de ce mal suscite l'incompréhension des personnes en bonne santé. Vous pouvez par exemple être torturé par du météorisme, des douleurs dues à de l'air, ou des glaires cheminant dans vos intestins, sans pour autant que quiconque ne s'en doute, d'autant plus si vous voulez garder bonne figure. Evidemment, la plupart des gens ne sont pas des monstres, ils peuvent comprendre et vous plaindre une ou deux fois de temps en temps. Mais en réalité, ils se lassent vite de ces gentillesses. Le malaise étant quotidien, ils finiront même par penser que vous êtes hypocondriaque.

Au bout de quelques mois d'anarchie intestinale, les parois des intestins deviennent extrêmement irritées. Il arrive même qu'elles saignent. La maladie se transforme alors en une recto-colite hémorragique. Ceci provoque, en plus de douleurs atroces, la non-assimilation et le rejet systématique de la nourriture.

Petite explication d'anatomie fonctionnelle :

Pour synthétiser le fonctionnement intestinal, commençons par le début. Les aliments ingérés passent dans l'œsophage après une mastication buccale imprégnant les aliments de salive, et préparant le travail de digestion. Le cardia, sphincter situé à l'entrée de l'estomac, s'ouvre et laisse chuter la mixture en lui. L'acide stomacal baigne ensuite la nourriture, dégrossissant ainsi le travail à venir des intestins. Au bout d'un moment, le pylore, à l'extrémité de l'estomac, s'ouvre à son tour, autorisant le passage du chil (bouillie de nourriture) dans le duodénum, le jéjunum, l'iléon, le cæcum, puis le rectum. Durant ce long voyage, les lipides (les graisses) sont décomposés grâce aux sécrétions du foie, en d'autres termes la bile. En revanche, les glucides (les sucres) seront transformés par le pancréas. Le but final est de rendre les aliments d'origine animale ou végétale en une matière compatible avec notre corps afin qu'ils ne soient pas boutés hors de l'organisme par le système immunitaire. Dans la pire des situations, ces intrus peuvent même provoquer un choc anaphylactique.

Arrivée à ce stade, cette bouillie peut pénétrer les parois digestives tapissées de membranes monocellulaires (la muqueuse ou entérocytes). Néanmoins, l’irritation permanente de ces parois détruit cette dernière et la rend poreuse. La fonction de cette muqueuse est de faire barrière aux intrus et par conséquent, de ne laisser passer que la nourriture utilisable par le corps. C’est en quelque sorte une interface entre le monde extérieur (la nourriture) et l'intérieur (le corps) et véhiculée par le vecteur sang (voie portale)

 

Du fait de la détérioration de ce filtre biologique, la porte est alors ouverte à toutes les bactéries et molécules non tolérées. Sans trop d'efforts, elles peuvent se frayer une voie et passer dans le sang et la lymphe. Bien entendu, il en découle une réaction du système immunitaire, se traduisant par un péristaltisme accru des viscères intestinaux, et par conséquent, une évacuation rapide de tout le tube digestif et de l'estomac, sous forme de diarrhées ou de vomissements. Cette réaction violente engendre douleurs, saignements et brûlures anales. La personne se trouve alors affaiblie car le corps a réagi de manière inappropriée et démesurée. L’adrénaline délestée afin d'accomplir cette action provoque des palpitations, des sueurs ainsi que des malaises vagaux. C’est l’équivalent d'un départ pour la guerre ou la montée sur le ring d'un boxeur. Le corps déploie tout son arsenal pour nous défendre contre un agresseur qui n’est pas si virulent. De plus, Il faut être prudent face à ces diarrhées répétitives qui pourraient faire chuter le taux de potatium, un des acteurs de la régulation du rythme cardiaque.

 

Il est évident que, par la suite, au bout de quelques mois ou années, un phénomène se met en place, celui de la peur. Peur de ne pas trouver de toilettes. Ainsi, le premier réflexe lors d'un voyage est de s’informer de la présence de WC, que ce soit sur l’autoroute, chez le médecin, dans les transports en commun ou lors d’une invitation chez des amis. Cette peur extrême s’appelle la laxophobie. Vous avez l'impression d'être dans un trou noir sans fin où vous vous sentez très seul.

Durant une crise de laxophobie, votre cœur s’accélère et les sueurs froides commencent à poindre. Le mouvement des intestins s’intensifie. Vous avez l’impression que vous allez mourir, et je dirais même qu'à ce moment là, vous voudriez mourir ! Une fois celle-ci passée, vous avez l’impression d’avoir gravi l’Everest, et si vous avez eu la chance de trouver des toilettes, vous aurez eu l'opportunité d'apprécier l’évacuation de cet acide chloridrique qui sort de vous, puisque les selles vertes noyées d'acides biliaires agressent l'ensemble de votre intestin.

Vous imaginez bien que dans ce cycle infernal, les choses ne peuvent que s’empirer. Le cerveau est alors formaté pour scruter en permanence  les moindres soubresaut intestinaux et, ce qui pour n’importe qui est une bulle d’air sans intérêt dans les intestins, devient chez le laxophobe le déclenchement d’un cataclysme.

La réaction est démesurée, je vous l’accorde, mais tout ce processus s’est construit sur des années. D'un terrain anxieux et probalement un terrain gastr-entérique fragile, nous avons dévié sur une réalité avérée et fondées de colopathie fonctionnelle qui a comme incidence une sensibilité exacerbée du tube digestif et pour couronner le tout, une atteinte psychologique comportementale.

L' hypersensibilité nerveuse est dans 90% des cas le facteur commun des sujets atteints de colopathie fonctionnelle.

Si l'on voulait dresser le profil type du parfait colopathe, je dirais qu’il s'agit d'un individu assez droit, même s'il pense qu'il est brouillon et qu'il  rate tout ce qu’il entreprend. Il est très attentif à l’opinion que les autres ont de lui et aimerait être apprécié de tous.

Les douleurs des autres le touchent beaucoup. Il fait preuve d'empathie, se comportant comme un vrai papier buvard.

Il peut être cyclothymique, (c’est-à-dire que son moral peut varier énormément, et ce en très peu de temps).

Je sais déjà que des gens dans le monde vont se reconnaître dans ces quelques lignes et se demander s’il  existe un moyen de remédier à cette souffrance.

Dans la deuxième partie de ce fascicule, je tenterai de vous donner tout ce qui peut vous aider à sortir de ce chaos qui, selon moi, est engendré par un terrain probablement familial, mais aussi par notre mode de vie.

Le monde du travail

La vie est extraordinaire, mais, malheureusement, l’homme est possédé par la convoitise et l’esprit de domination.

De nos jours, qui ne vit pas dans une pression permanente ? L’étau se resserre. L'élite de nos futurs PDG est formée, sur les bancs de l'université, à manipuler psychologiquement l’esprit des employés. Mais où va-t-on ?

Les ouvriers finissent par oublier qu’ils sont des personnes à part entière et se laissent aller jusqu’au suicide. Les personnes responsables de ces employés en difficulté ne sont pas plus affectées que cela, car elles imaginent que leur confortable salaire justifie ce genre d'actes.

Ce ne sont que quelques vérités qui me révoltent et je tiens à les souligner car, depuis mes débuts en bioénergétique, je me suis rendu compte tellement souvent, en écoutant les récits de personnes qui viennent me voir, du mal qu'une atteinte morale pouvait produire sur l’organisme.

Je me souviens avoir dû parfois changer de travail pour trouver un climat plus serein, ainsi qu’un lieu de travail possédant des toilettes ce qui n’est pas toujours évident sur les chantiers. Je travaillais dans le génie électrique en tant qu'agent de maîtrise en électromécanique industrielle.

Vous reconnaîtrez que, je me livre à vous, mais je pense que l'on ne peut pas aider d’autres personnes dans le domaine de l'énergie, si nous ne nous plaçons pas sur le même pied d’égalité qu'eux, et ce de la façon la plus humble et sans le moindre jugement. Finalement, je connaîtrai beaucoup de choses de vous, mais cela sera réciproque. J’adore ce métier, car il me donne la possibilité de connaître un grand nombre de personnes sans rester dans l’aspect superficiel des relations habituelles.

Et si nous plongions dans le vif du sujet ?

Comment améliorer la vie d’un colopathe jusqu’à sa guérison ?

Il faut reconnaître que les solutions médicales ne sont pas très efficaces.

Elles se basent en général sur ce type de médicament :

Antidépresseur (à base d’escitalopram par exemple)

C'est un traitement de fond, il est utilisé pour la recapture de la sérotonine, entraînant la diminution des troubles anxieux et des attaques de panique. Je ne vous cache pas que je ne suis pas très adepte de ce genre de traitement, assimilable à une drogues.

Le librax

C'est en quelque sorte un anxiolytique abdominal.

Le spasfon

Il calme le péristaltisme intestinal.

L’imodium

Il paralyse les intestins et, par conséquent, diminue les diarrhées.

Tout un programme somme toute assez chimique pour camoufler la réalité.

Le travail que je vous propose ne se réalise pas en un jour.

Il est basé sur une cohérence cardiaque correcte et une alimentation adéquate.

En ce qui concerne la cohérence cardiaque, vous pourrez vous reporter au chapitre du même nom. Néanmoins, avant de vous lancer dans cette approche de la maladie, il est souhaitable d'avoir préalablement obtenu un diagnostic biologique écartant tous problème majeur, tel que la maladie de Crohn ou une tumeur cancéreuse. Cet examen pourra être pratiqué par le biais d'une coloscopie et d'une échographie et d'une prise de sang. Les conseils qui suivent sont tout de même valables pour ces deux maladies, et sont à prendre en parallèle aux traitements de médecine traditionnelle.

Voici maintenant le très important chapitre traitant de l’alimentation végétalienne :

De nombreux régimes ont démontré leur efficacité sur certaines maladies graves telles que la sclérose en plaque, la maladie de Crohn, la fibromyalgie, les maladies cœliaques, la polyarthrite rhumatoïde, les tumeurs cancéreuses…

Mais en les observant avec discernement, nous pouvons constater qu’ils ont un seul et unique point commun. La restriction, voire la suppression totale de l'apport en viandes, en produits laitiers et en œufs.

Lorsque des personnes ayant suivi un tel régime, bénéficient d'effets positifs, et désireuses par la suite de réintroduire ces aliments dans leurs repas quotidiens, la maladie refait surface et ce, en dépit d'une réintroduction dans de très petites quantités.

 

Une conclusion saute aux yeux :

Si nous remarquons une guérison lorsque nous retirons les aliments cités plus haut et le retour des symptômes lors de leur réintroduction, une conclusion s’impose à nous :

-Les produits d'origine animale sont bien la cause de bon nombre de nos maladies dites "incurables".

Au risque d’en déranger plus d’un, l’HOMME N’EST PAS OMNIVORE et ne le sera jamais.

Les animaux carnivores ont un intestin grêle très court prévu pour digérer la chair. En revanche, le nôtre est très long comme celui des herbivores. La chair d’un animal, un œuf, ou le lait a donc tout le temps de putréfier durant son périple. Par conséquent, les bactéries pathogènes se développent très vite. La fermentation due à la pourriture produit des gaz, entraînant des ballonnements abdominaux. Le gros intestin ainsi dilaté et distendu va se spasmer, provoquant des diarrhées, de la constipation et des douleurs abdominales. En revanche, les bactéries se développant dans l'estomac provoqueront des reflux gastriques acides, des brûlures et des ulcères. Dans ce contexte acide, les virus du type herpès et champignons, tels que les candidats albicans, pourront se multiplier à volonté. 

Soyons lucides et reconnaissons que ces aliments sont complètement inadaptés à notre régime alimentaire. Ce n’est donc pas en mangeant des produits d'origine animale BIO que vous échapperez à tout cela. Vous contracterez simplement des maladies d’appellation BIO.

Comment est apparu le concept d'alimentation des produits d'origine animale ?

Depuis des temps immémoriaux, l’homme préhistorique mange de la viande. Mais pourquoi s’est-il épris de cet aliment ?

-Tout a débuté lors de rituels sacrificiels. Dans des cérémonies, il sacrifie un animal afin d'apaiser ou d'obtenir des faveurs des Dieux. En se nourrissant de cet animal, il pensait qu'il transmutait en lui sa force et la divinité qu’on lui avait attribuée.

En ce qui concerne le lait, notre organisme est capable de l’assimiler seulement durant notre très petite enfance. En effet, au commencement de notre vie, de la présure et de la lactase aidant à la digestion des sucres du laitage se trouvant dans notre estomac. En aucun cas nous ne devrions continuer à consommer du lait à l'âge adulte. Les Asiatiques ne consommant pas de produits laitiers font partie des populations ayant le moins de problèmes osseux. Cela est assez curieux, car les pays industrialisés, tels que la France, battent des records de fractures du col du fémur et d'ostéoporose. N' y a-t-il pas une erreur dans l'énoncé ?

Cette putréfaction empoisonne le corps en traversant les tissus et provoquant de nombreuses douleurs et maladies autour de la colonne vertébrale, telles que les sciatiques, les hernies discales ou les fibromyalgies. C'est par le muscle psoaque (psoas iliaque) que ce poison est transmis aux vertèbres.

De nos jours, malgré tout cela, les nutritionnistes préconisent de manger de la viande, des œufs et du lait, car ils partent du principe que tout ce qui constitue notre corps est bon pour nous. En aparté, je dirais que l'alimentation de type omnivore représente aussi un marché financier colossal.

Leur raisonnement est à quelque chose près le suivant :

Nous sommes constitués de muscles donc nous devons manger du muscle pour assimiler toutes les protéines qu'il contient. Et pourtant la formule chimique de la protéine végétale est la même que l'animale.

Ils nous disent que nos os sont faits de calcium et que, par conséquent, nous devons boire du lait qui en est riche.

Pourquoi ne mangerions-nous pas le cerveau d'un génie scientifique pour devenir intelligent ou de la viande de guépard pour courir plus vite ?

Je répondrai à cette vision des choses par seulement deux questions :

Est-ce qu’une vache ou un éléphant boit du lait pour obtenir une ossature aussi puissante ?

Est-ce qu'un Asiatique se porte moins bien que nous alors qu'il ne consomme pas de produits laitiers ?

Tout le monde sait que les végétaux regorgent de calcium, de protéines et de tous les éléments utiles à la vie sans nuire à la santé.

L’exemple flagrant d'un régime inadapté est celui des animaux d'élevage herbivores, tels que les bovins et ovins. Nos chers agriculteurs les nourrissent grâce à des farines animales, car elles contiennent plus de protéines que l'herbe. Ils poussent même l'aberration et la démence jusqu’à sécher leurs excréments pour les resservir à ces pauvres bêtes, simplement parce qu’ils sont saturés en azote et que celui-ci est un des constituants de la protéine. Tout le monde connaît le résultat de ces apprentis sorciers. Et pourtant, nous continuons à manger de la viande.

La faute ne revient pas aux médecins, ni aux multinationales pharmaceutiques, ni aux producteurs de produits laitiers ou de viande. Ces personnes ne font que répondre à une demande croissante de tous ces produits. La quantité a pris le pas sur la qualité.

Evidemment, le goût joue un rôle important dans le choix des aliments. La plupart des gens préféreront une entrecôte avec une sauce au poivre à une quiche de légumes. Mais le choix est là, se nourrir correctement ou mourir à petit feu. De toute évidence, ce choix est très difficile à faire dans une société de consommation telle que la nôtre. Certaines personnes très malades, préféreront décéder plutôt que de toucher à leur assiette.

Chaque jour, les viandes, les œufs et le fromage déposent leurs matières grasses et purines dans tout le corps. Le sucre est un ennemi de plus. Il est transformé en graisses par la sécrétion d'une hormone pancréatique appelée l'insuline, déclenchant le stockage de ces dernières dans les tissus. Le but est de délester le sang de ce gras. Cet encrassement du corps induira de multiples maladies, telles que les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux...

Certaines anémies sont simplement dues à l'ingestion de viandes qui détruisent petit à petit les villosités recouvrant les parois intestinales, provoquant ainsi la mauvaise absorption de ce fer si précieux.

Alors, à quoi ressemble un repas équilibré ?

Vous trouverez tout sur le site de thierry cassasnovas, lui mieux que personne explique l'intérêt des fruits et légumes en jus. Soyez attentifs à ses vidéos et votre vie va changer. www.vivrecru.org

 

Avec tout ceci, il est nécessaire de mettre en place un protocole de remise en état de la flore intestinale abordée dans le chapitre Jeûne, avec si possible une personnalisation de la posologie par mes soins pour un meilleur résultat. Il durera environs 170 jours.

Vous trouverez de nombreux sites proposant des recettes adaptées aux végétaliens.

Tout ce chapitre est dédié aux personnes souffrant de colopathie fonctionnelle. Vous trouverez d'autres informations sur le site officiel des MICI : http://www.afa.asso.fr/lafa.html. Néanmoins, les conseils diététiques cités plus haut sont salutaires pour tous.

Pour finir voici un blog qui m'a été présenté il y a peu de temps. Très réussit "http://colopathie-fonctionnelle.overblog.com/

 Bon courage à tous !